19 février
2012
Tacna, la dernière ville au Sud du Pérou. On est dans une chambre au 7ème
étage et dans le courant de l’après-midi Diane me dit :
- Adrien.
Viens voir, le trottoir est plein de monde.
C’est une
parade de festival : fanfares, danses dans la rue et le plus fascinant,
c’est que le monde se tire de l’eau à qui mieux mieux. Dans la parade, il y a
des petits camions dont la boite est remplie de barils d’eau et de gens qui
arrosent la foule tandis que la foule arrose les paradeurs. Il y a même des
gens sur le toit des maisons qui lance de l’eau à pleines chaudières.
Le
lendemain, après un maigre petit déjeuner à notre hôtel à Tacna je vais payer
la note à la réception car nous avons projeté partir pour le Chili. À mon
retour à la chambre, je dis à Diane :
-
Je
pense qu’on ne pourra pas partir aujourd’hui. Je viens de lire dans le journal
qu’il y a eu de grosses pluies et la frontière est bloquée.
-
Comment
ça?
-
Les
pluies auraient déterré 134 vieilles mines anti-personnel et anti-char. La
route est bloquée car il faut qu’ils prennent le temps de nettoyer les dégâts.
-
On
pourrait aller voir au terminus et s’informer comme il faut.
-
Ok.
De toute façon, on n’est pas pressés et on est bien ici. On va garder la
chambre une autre nuit et on va écrire à l’hôtel à Arica pour reporter notre
arrivée. Ils vont comprendre ça semble être une grosse affaire à la première
page du journal.
On prend donc une bonne marche pour se rendre au terminus. C’est bondé de monde avec leurs valises et leurs sacs à dos étendus partout. On nous dit que tout est bloqué pour deux jours probablement. Même chose pour le train. On prend donc notre mal en patience.
Ces mines ont été posées dans les années 70 et 80 dans le temps de la dictature de Pinochet.
24 février : Après 3 jours d’attente, la frontière est débloquée et on prend le bus pour Arica, au Chili. En route, on voit l’endroit où le torrent a traversé le chemin. Ce fut vraiment un gros orage. On est dans le désert mais quand il y a un gros orage en montagne ça creuse des ravins dans le désert.
25 février. On ne reste qu’une journée à Arica;
c’est du déjà vu. Donc, on s’installe dans un bus-couchette confortable pour 11
heures de nuit jusqu’à San Pedro de Atacama.
Fait cocasse : Dans mes recherches d’hôtels à San Pedro j’avais réservé l’hôtel La Rose d’Atacama, tenu par un couple de français : Marie et Aurélien, juste à coté du restaurant Les délices de Carmen. Pour ceux qui ne connaissent pas ma famille, mes parents s’appelaient Marie-Rose et Aurélien et ma fille s’appelle Carmen. Il ne manquait plus que le bar Philippe et je me serais senti chez nous.
San Pedro, c’est un village à 2490 mètres d’altitude. Beaucoup de poussière. Les maisons sont faites en abode, i.e. en blocs de terre durcie. C’est une vieille manière de construire, très efficace dans ce type de climat car ça garde la chaleur du jour pour les nuits qui sont fraîches et ça garde la fraîcheur de la nuit pour le jour car le soleil plombe très fort.
28
février : Entrée en Argentina, 8 heures de bus dans des paysages
magnifiques : d’immenses lacs de sels d’un blanc d’une pureté éclatante et
des sommets enneigés.
Nous montons jusqu’à plus de 4000 mètres et nous redescendons par un chemin en lacet de bottines 18 trous pour arriver à Purmamarca en Argentine.
Le nord de l’Argentine, c’est la région des quebradas, ravins creusés par les pluies andines. Et les rochers sont multicolores. Magnifiques randonnées à se désaltérer la vue tout en se protégeant les yeux de la poussière car c’est très sec et venteux ici aussi.
Nous montons jusqu’à plus de 4000 mètres et nous redescendons par un chemin en lacet de bottines 18 trous pour arriver à Purmamarca en Argentine.
Le nord de l’Argentine, c’est la région des quebradas, ravins creusés par les pluies andines. Et les rochers sont multicolores. Magnifiques randonnées à se désaltérer la vue tout en se protégeant les yeux de la poussière car c’est très sec et venteux ici aussi.
2 mars. Nous
descendons vers le Sud. Tilcara, un accueil très froid dans un hôtel familial.
On avait l’impression de les déranger tout le temps car les chambres étaient autour
de leur salon. On se disait qu’ils voulaient l’argent des touristes mais ils ne
voulaient pas les voir.
4 mars,
Jujuy, enfin sortie de la poussière. De la verdure. De la pluie. Du bon vin
Et le voyage continue dans le nord de l'Argentine.
Les commentaires sont toujours appréciés dans ce site ou à l'adresse suivante:
adriencro@hotmail.com
À la prochaine
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